Rêves d’un mangeur de kakis (Robert Weis)
Collection de poèmes, 2023. 94 pp. Auteur: Robert Weis.
“Rêves d’un mangeur de kakis est le livre d’amour écrit par un homme qui traverse une ligne fine et invisible sous le soleil, mais toujours assez proche du règne de l’obscurité pour reconnaître son rôle dans notre voyage individuel à travers la Vie.” Davide S. Sapienza


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Coeur de forêt – Forest Heart – Cuor di Foresta (Tiziano Fratus)
“One of the most original voices of nature writing in Italy, Tiziano Fratus is also something more: he is a radical poet, a seeker of trees, a philosopher who thinks and finds his thoughts in the woods. His dendrosofia is a wish for an arboreal wisdom in which everything dialogues with everything: roots, leaves, birds, insects, sounds, moods, time” Serenella Iovino
Coeur de forêt – Cuor di foresta. 21 poèmes. (French-Italian edition). Tiziano Fratus, 2023. 106 pp.
Forest Heart – Cuor di foresta. 21 poems. (English-Italian edition). Tiziano Fratus, 2023, 106 pp.
Critique du livre par Florent Toniello sur woxx.lu

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Le cours éternel des choses – Il durante eterno delle cose (Davide Sapienza)
Version bilingue français-italien
Date de sortie : 20. Janvier 2024
Prix : 15.- euros
Traduction française : Karine Albanti
Ces poèmes représentent dans l’œuvre de Davide Sapienza une parenthèse à part, car, et celles et ceux qui le connaissent le savent, ils ont été écrit à un moment particulier de la vie d’un Homme arrivé au croisement de deux chemins, l’un descendant vers le fonds de la vallée et l’autre, vers les hauteurs, invisibles dans le brouillard. C’est ce dernier chemin que Davide a choisi et ces poèmes en sont l’illustration. Mots simples qui résonnent en écho entre les hauts sommets des Préalpes bergamasques et de l’Adamello, lieux de vie et de renaissance ; mots qui coulent de source limpide, comme justement l’eau de montagne sait l’être. Une source qui s’était tarie et que seule une introspection véritable, à l’écoute des bruissements des feuilles, des chants des cimes, de l’imperceptible érosion des roches, peut faire ré-affleurer. Une source qui se situe dans un autre espace temporel, dont sont témoins les mots qui composent les vers des poèmes contenus dans ce volume. Publié en italien et en version digitale pour la première fois en 2016 chez Feltrinelli, le recueil de Davide Sapienza refait donc ici surface, complété par une poésie finale, qui livre la clé pour en saisir pleinement le sens. C’est la sagesse de Davide, qui nous est transmise ici, comme dans les vers chamaniques des poètes indo-américains que Davide a pu fréquenter au cours de sa longue carrière d’écrivain et de journaliste. Des traces de ces rencontres sont présentes parmi ces pages comme des empreintes fossiles dans la roche-mère que nous conte le poète. Roche qui contient cette mer figée dans le temps, le bleu infini qu’on retrouve à l’origine de ce recueil (« Et commence le voyage ») et qui en signifie la clôture (« La mer est ouverte »), avec comme bruit de fond « ce murmure du Temps/ qui toujours m’accompagne/vers le large ». (Robert Weis)
Presentazione del libro su Passaparola Magazine
Recensione su Liminarivista.it

Heimliches Gebet. Vom Trockenrasen (und nahebei). Lyrik von Bernd Marcel Gonner
Erscheinungsdatum: Juli 2024
Preis: 15.- euro
Aus dem Vorwort von Ulrike Bail:
„Es gibt Wiesen, die sind überreich an Blumen und ein Paradies für Schmetterlinge und Bienen. Merkwürdigerweise werden diese, je nach Ausprägung, Magerwiesen oder Magerrasen, Halbtrocken- oder Trockenrasen genannt. Doch mit ihren Namen weisen diese Lebensräume auf den Grund ihrer Fülle hin: Durch den relativ trockenen, mageren und nährstoffarmen Untergrund haben nicht nur die Gräser dieser Standorte eine Chance, sondern auch die langsamen, die kleinen Gewächse, vor allem die Kräuter, können gedeihen. So entsteht ein reiches Ökosystem mit einer Fülle an Blumen, Gräsern und Insekten, an Farben, Formen und Duft.
Gonner nennt bei jeder Pflanze den deutschen und den lateinischen botanischen Namen. Altes Erfahrungswissen und wissenschaftliche Kategorien der Pflanzenbestimmung kommen hier zusammen. Beide Bezeichnungen sind oft an sich schon poetisch und voller Klang. Man muss sie sich nur laut vorlesen. Unter diese Namen fügt der Dichter eine poetische Gestalt(ung) der Pflanze hinzu, die er ihr mit seinen Worten gibt. Sein subjektiver Blick lässt jede einzelne Blume aufblühen und für die Zeit, in der man das Gedicht liest, die Blume aller Blumen sein.
Es spricht eine Behutsamkeit aus diesen Gedichten, ein genaues Schauen und ein arbeitsames Bewahren der kleinen und kleinsten Pflanzen, mal ernst, mal humorvoll, fantasievoll, achtsam, spirituell.
Bernd Marcel Gonner stellt seinen Gedichten ein Zitat aus einem Gedicht von Paul Celan voraus: «es sind noch Lieder zu singen jenseits der Menschen», nach dem Anthropozän, nach dem Zeitalter der Menschen möchte man hinzufügen. Die Trockenrasen sind bedroht durch intensive Landwirtschaft und Überdüngung durch benachbarte Ländereien. Mit dem Schwinden der Wiesen verschwindet so viel mehr. Und auch davon spricht der Gedichtband, indem die einzelnen Gedichte den Blick auf das Unscheinbare, das wirtschaftlich nicht Verwertbare, das fast schon Verlorene, das Wunderschöne richten. Loblied und Klagegesang – heimlich und in aller Offenheit, den Blumen zuliebe, den Gräsern, dem Trockenrasen und allem nahebei. Der Gedichtband singt die Lieder jetzt – mitten im Mageren, mitten im Vollen.“

Comme on attend le jour. Poèmes de Laetitia Klotz
Parution en octobre 2024
Prix: 15.-
Tout poète recommence le monde, perd et retrouve la lumière. Dans son recueil, Lætitia Klotz rêve à ce qui se cache derrière l’invisible, parcourt les ailleurs lointains du vivant. Lumière et nuit se succèdent dans l’attente du jour. Une voix, manifestation même de la vie, s’élève dans cet hymne
au minéral et au végétal. On passe « des ombres claires » aux matins creusés par le poème. Des images de désarroi surgissent ça et là et la nuit devient connivence, « avale l’obscur », les soleils « bas et pauvres » ,« de lutte » ou d’ardeur sont saturés de frissons. Le texte fait écho à tous les
bruits du monde, à tous ses silences. De poème en poème, la voix quête une réponse. Une entente. L’autre, l’absent ou l’absence, devenu chambre sonore est un parmi les vivants: feuilles, fleurs, arbres, insectes et habitants des mers, poulpe ou baleine « à cœur gonflé ».
Au fil de la lecture, on se dit que les joies de la découverte existent encore. Et la pensée prend le pouls de la vie, se déploie sur la page. La poète goûte aux beautés de la nature, à celles du monde animal, devenu métaphore de la perte, « attend la joie de l’ours », « gratte le sol » et creuse ses vers pour faire corps avec le monde souterrain qui accompagne les éléments. Les poèmes sont brefs, ciselés, soignés, ils acceptent le vide. Lorsque la mélancolie transparaît, Lætitia Klotz l’accueille, s’enfonce tendrement avec elle dans « les bois d’automne » et « les trous de tristesse ». Si la forêt comporte sa part d’ombre et d’obscur, l’océan en revanche est salvateur. Certes les pêcheurs y trouvent la mort mais la narratrice au « corps tentacule » traque ce qui rugit sous les
vagues, plonge sans se décourager dans les peurs et les chagrins. Elle agite les mots entre ciel etterre, entre le vol des grues et la cime des arbres, à la croisée de.Le corps, la voix ont les forêts, les océans, les montagnes à vivre et à écrire.
Comme on attend le jour.
Julie Nakache


HRAUN. Poèmes en prose de Florent Toniello
Parution: 6. janvier 2025
Prix: 15.-
Recueil publié avec le soutien du Fonds culturel national, Luxembourg
Résumé
Poète attaché à la nature et à la musique de la langue, fervent lecteur — et auteur également à ses heures — de science-fiction, Florent Toniello mélange dans ce nouveau recueil la plupart de ses passions en un cocktail singulier. D’Islande, où il s’est rendu à l’été 2023, il a rapporté des mots liés aux minéraux, aux végétaux, aux animaux. Il a ensuite patiemment construit autour, lors de son séjour au Literarisches Colloquium Berlin en avril et octobre 2024, un récit en prose poétique qui raconte la découverte de la Terre par une entité extraterrestre. Comment un corps d’ailleurs ressent-il les paysages d’ici ? La protagoniste reverra-t-elle son monde d’origine ? Pourquoi son errance ne l’amène-t-elle pas à croiser des êtres humains ? À travers les interrogations qui pointeront, lecteurs et lectrices pourront superposer au texte leurs propres regards sur notre planète, ses beautés et les menaces qui pèsent sur elle.
Avec des phrases étirées, à la syntaxe inhabituelle, où la sonorité tient parfois lieu de grammaire, l’auteur offre dans ce livre une langue au non-humain, d’ici ou d’ailleurs. Un langage composé aussi de mots inventés et d’ambiguïtés volontaires, pour renforcer un certain sentiment d’inconnu. Les plantes, les pierres, les champignons prennent vie sur la page, dans un dialogue sans domination ni violence, dans une découverte mutuelle à laquelle lecteurs et lectrices se voient convier. Les sensations s’y bousculent, de l’immersion dans la lave brûlante à la contemplation d’une aurore boréale, en passant par la rencontre avec une créature légendaire. S’immerger dans les mots de Florent Toniello et de son héroïne, se laisser emporter par les vagues de la mer sur les côtes nordiques constitue ainsi une expérience de lecture unique et captivante. Chaque page y procure son lot d’émotions, amplifiées par les splendides clichés zen de Thomas Fleckenstein, photographe allemand établi en Islande.


Les Chemins de Buachaille Etive Mòr. Poèmes d’ici et de l’ailleurs
Par Robert Weis
Certains livres nous accompagnent la vie durant. Certains lieux aussi. On se replonge dans les uns, on retourne vers les autres, sans cesse, car depuis leur découverte un dialogue s’est noué qui s’approfondit au fil des ans. Les allers-retours vers ces amis féconds deviennent une respiration. Chaque fois qu’on les aborde, le jour se fait dans notre esprit ; ils animent l’horizon de pensées nouvelles dont la fraîcheur étanche les inquiétudes et redonne au corps la vigueur qui lui manquait pour s’élever, être en lien avec ce qui nous entoure. Dans Les Chemins de Buachaille Etive Mòr, Robert Weis nous confie quelques-uns de ces lieux – géographie subjective, certes, mais dont le lecteur saisit d’emblée la singularité et le pouvoir régénératif. On se promène ainsi d’Écosse en Méditerranée, de montagnes en jardins, à travers les forêts du Japon, des Vosges, des Ardennes, mais aussi dans des villes devenues autant de ressources sur la carte d’un équilibre intérieur.
Les monts d’Écosse disposent le marcheur à une aventure poétique qui se décline à chaque voyage, dans chaque texte, faisant jaillir les vibrations de la terre que le poète s’emploie à traduire en mots. Mais il faut du temps pour percevoir ce que les dunes de Corralejo ou les grandes plaines de Hongrie ont à nous dire. Du temps et une certaine disposition de l’âme, favorisée par la lenteur, le détachement, la contemplation. Quitter ces « chaudron[s] » dans lesquels les « hommes n’ont pas de voix / Et les femmes n’ont pas de visage » (« Busan »), repartir « dans la lumière / Du présent » (« Ce moment, précisément ») et s’ouvrir à ce qui peut advenir : « la stupeur de la première neige » (« Schisme »), « Le désert […] vivant de silence » (« Corralejo »), tel est le programme auquel Robert Weis nous convie. Les schistes et les grès ont aussi leur langage, voilà ce qu’on apprend à la lecture de Buachaille Etive Mòr, et pour rien au monde on ne manquerait de les écouter, ces pierres sauvages qui nous enseignent qu’une relation est possible entre elles et nous, essence même de toute expression géopoétique.
François Lantz


Wat baussen a wat bannen. Gedichter vum Nicolas Bouvier.
Iwwersat vu Robert Weis a Florent Toniello. Iwwerlies vum Nico Helminger
Tabriz, Kyoto, Sri Lanka, New York, Genf … Den Nicolas Bouvier huet iwwer all déi Joren, wou hie gereest ass, an awer och a sengem Doheem an der Schwäiz ëmmer nees Gedichter geschriwwen: „Ech brauch d’Lyrik méi wéi d’Prosa, huet hie gesot, well si immens direkt, brutal ass – se ass full-contact!” Hien huet Zäit senges Liewens awer just ee Gedichtband erausbruecht, Le Dehors et le Dedans (Wat baussen a wat bannen, an der lëtzebuergescher Iwwersetzung), deen aus 44 Texter besteet, déi tëscht 1953 an 1997 geschriwwen an ëmmer nees nei opgeluecht an ergänzt goufen. Der Ingrid Thobois (Spezialistin fir dem Bouvier säi Wierk) no, ass dëst „d‘Wierk, dat déi komplettsten an intiimste Rees duerch säi Liewen duerstellt”. Le Dehors et le Dedans gouf bis ewell a sechs Sproochen iwwersat; Michikusa Publishing, e Lëtzebuerger Editeur spezialiséiert op Poesie, proposéiert dëse Klassiker vun der Reesliteratur elo och op Lëtzebuergesch, an enger Iwwersetzung vu Robert Weis a Florent Toniello, mat der frëndlecher Ënnerstëtzung vum Nico Helminger.
Den Nicolas Bouvier gouf 1929 zu Genf gebuer. No sengen Droit a Literaturstudien, ënnerhëlt hie mat sengem Kolleeg Thierry Vernet eng Rees vu véier Joer, déi hien iwwert de Balkan an d’Türkei, Afghanistan, Pakistan, Indien, Sri Lanka a bis a Japan féiert. Hien gëtt gemengerhand als ee vun de Fondateure vum modernen Travel Writing ugesinn, dank senger Reesliteratur, wéi L’Usage du monde, Le Poisson-scorpion a Chroniques japonaises. Den Nicolas Bouvier huet am Reesen e Wee fonnt, fir sech selwer vun engem Gewiicht ze befreien, an duerch d’Schreiwen zu enger gewësser Fräiheet ze fannen. Hien ass 1998 zu Genf verstuerwen, mee lieft duerch säi Wierk weider an inspiréiert ëmmer nees déi nei Generatioun vu Reeschrëftsteller*innen a Frankräich, an der Schwäiz an doriwwer eraus.
Editeur: Michikusa Publishing
Iwwersat vu Robert Weis a Florent Toniello
Iwwerlies vun Nico Helminger
Grafesche Projet vum Marianne Kayser
Mat Original-Fotografie vum Nicolas Bouvier
Präis: 15 Euro
